7 janv. 2011

essentials of spontaneous prose

(1957 - Jack Kerouac )





dans ses cheveux restait l'odeur des feuilles & des fleurs

comme sur la montre du grand-père

que je n'avais plus touchée depuis 12 ans sa dernière heure

je ne sais pas où elle est ou aller elle me connait pas sinon elle m'aurait pas

plaqué

la couleur des cheveux est un indice rythme à 7

sheet !!!!! je décalais toujours le dernier temps faible

& lui il effaçait tout ça en tapant comme un sourd

il regardait ses cheveux

serpent sans venin t'en crève quand m'aime













ils m'ont jamais demandé pourquoi

j'avais cassé tous mes jouets c'étaient des gestes

sans colère

je n'ai jamais fait de colère demandez à ma mère si elle vous entend

hier j'ai refermé l'Olympus avec de la colle

mon doigt ouvert avec la même colle

enfermés ces quelques traits de sang dans la cage noire du petit appareil

qui fera pour toujours semblant

drôle de sarcophage personne ne le saura jamais & j'en serai un mort qui rit













un autre poète m'avait donné des idées

La mécanique des femmes il écrivait quelles belles pages mais quel beau titre

mais quel titre idiot

c'est simple la mécanique non ? j'ai toujours joué avec mes jouets cassés

je vous l'ai dit, mais là c'est avec moi qu'il me faut jouer

pas drôle de toujours perdre ça m’entraîne à recommencer

répète encore 5ème temps faible l'autre il tape l'autre il la regarde

elle mangeait un croissant comme l'automne

& les feuilles viennoises faisaient un cercle doré autour d'elle

j'aimais cette poésie après quelqu'un passait le balai il fallait tout recommencer













ce n'étaient pas des larmes la lumière coulait dans mes yeux

ça veut pas dire que j'étais heureux

ça ne veut rien dire je l'avais prise en stop un soir pour aller à la gare

19 heures 27 dans 20 minutes on est resté 9 jours ensembles une maladie secrète

la douleur c'est quand il y a eu la guérison mais c'est une autre histoire que j'aimerais oublier s'il vous plait

il y a des tas de souvenirs on n'a pas quitté le studio lumière électrique tout le temps j'ai oublié son nom

un jour son nom seulement

& sa voix & ses gestes & qui j'étais j'invente à merveille

la vie que j'aurais pu mener

attention 5ème temps faible je me rythme au hasard un jour mes pas seront de danse

il est déjà trop tard

tu ne m'as pas dit merci les mots remplissaient le rouleau j'étais heureux













toi tu t'appelles - aujourd'hui

on ne s'est jamais vu tu es parfaite & c'est mieux comme ça entre nous il n'y a rien que le vide

où la musique se couche toute nue

on s'écoute on s'est connu disaient-ils immaculée chasteté pour toujours la voix grave du baryton

le souffle long & lent

j'avais envie de boire d'être un autre d'être ailleurs

j'ai eu tout ça à la fois & moi-même en plus

pour avoir mal

le sang dans la chambre noire ne sèche pas















il n'y a pas de souvenirs
des questions seulement des pleines valises de questions
& quelques vêtements sales roulés dessus
soudain je prends un livre je prends un train je suis ivre
je ne t'ai pas trouvée je ne me cherche plus d'honnêtes mensonges
j'attends dans la bibliothèque










5 janv. 2011

bestiaire & boire & fumée



















                                 














































les machines de lIle
2010 - Nantes (F-44)




ironies







j'écoute


la nuit, le bruit
rien ne se passe que le brouhaha de l'ennui
je me souviens, j'ai eu vingt ans, je ne le savais pas alors,
tout était bien trop sérieux
















dans les musées
il ne faut pas respirer


ne pas laisser courir le bruit des enfants
dans les églises
















la rue se moque du sang & du silence



ces rencontres de hasard

parce que soudain j'ai levé les yeux



où est le Livre ?















mes amours platoniciennes

sont immortelles



promesse des ombres

la Caverne a un rire parfait