21 sept. 2011

une ligne (2)





le ciel est bleu
bien bleu & ainsi laid
il faut apprendre
les mots & les dire avec lenteur



je reproche aujourd'hui
qu'il faille aller
vite



on voit où finissent les labyrinthes



les murs éventrés
l'autobiographie & des poussières
dans tout le quartier



ils avaient mis dans les sacs poubelle
la plupart des jouets
quelques fils électriques & l'écho de vaines interdictions
résonnent dans le vide



la question n'est pas là
noyée elle aussi dans le sac mou



nous tirons des traits
sur des traits

le château vacille mais il fera bien comme
le temps de faire illusion



tout
ce qui disparaît là recommencera

1 commentaire:

  1. Trop vite, oui, beaucoup trop vite. Mais aussi trop loin...

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